Accueil arrow Dossiers arrow NAPOLEON 1ER arrow MARECHAL AUGEREAU  
Main Menu
Accueil
Les News
Dossiers
Rechercher
FAQs
Liens
Forum
Livre d'or
Partenaires
Letterman Subscribe






Who's Online



MARECHAL AUGEREAU Version imprimable Suggérer par mail
Appréciation des utilisateurs: / 0
FaibleMeilleur 
Écrit par Administrator   
25-05-2006

Charles Pierre François Augereau

 

Charles Pierre François Augereau, 1757 à Paris- 12 juin 1816 à La Houssaye-en-Brie, Maréchal d'Empire, duc de Castiglione.

« Sa taille, ses manières, ses paroles, lui donnaient l'air d'un bravache; ce qu'il était loin d'être quand une fois il se trouva gorgé d'honneurs et de richesses, lesquelles d'ailleurs il s'adjugeait de toutes mains et de toutes les manières. » C'est ainsi que Napoléon, prisonnier sur l'île Sainte-Hélène, juge le maréchal qui a maté le poussée royaliste du 18 fructidor, réprouvé le projet du 18 Brumaire, exposé sa vie sur les champs de batailles de l'Empereur et dénoncé Napoléon comme un tyran en 1814.

Jeunesse

Né à Paris, issu d'une famille modeste, son père était domestique et sa mère marchande de fruits, et sans éducation il s'engagea à l'age de dix-sept ans dans les armées du Roi où il se fit remarquer comme duelliste. Ayant tiré l'épée contre un officier qui l'avait insulté, il fuit la France et voyagea en Grèce. Cas unique parmi les maréchaux de Napoléon, Augereau servit dans l'armée prussienne où il combattit contre l'Empire ottoman et l'Autriche. Devenu sergent, il déserta, entrainant avec lui son peloton, et réussit à rejoindre les frontières de la Saxe. Pendant les années 1788 - 1791, on le retrouve au service de l'armée de Naples puis au Portugal; mais les événements de la Révolution française le font rentrer en France.

Soldat de la Révolution

Farouche jacobin, il s'engage dans la Garde nationale et devient sergent. Nommé capitaine puis lieutenant-colonel, il participa à la répression de la révolte des Chouans en Bretagne puis rejoint l'Armée des Pyrénées où il est rapidement promu général de division le 23 décembre 1793. Sa division se distinga encore plus lorsqu'elle fut transférée à l'Armée d'Italie en 1795.

Campagne d'Italie

Sous les ordres de Bonaparte, il s'illustra pendant les batailles de Montenotte et de Millesimo (1796) et lors de la prise du château de Ceva (14 avril 1796). Pendant la bataille de Lodi (10 mai 1796), le mouvement tournant de ses troupes contribuèrent à décider de la victoire. Mais ce fut à Castiglione (5 août 1796) qu'il rendit le service le plus éclatant en renversant le sort de la bataille. Il est aussi présent, le 15 novembre, à Arcole, où il s’élance sur le pont à la tête de ses troupes. Bonaparte apprécie Augereau au point de le désigner pour apporter les drapeaux pris à l'ennemi au Directoire. Rentré à Paris, Augereau participe au coup d'État du 18 fructidor (4 septembre 1797) qui écarte les conseillers suspectés de sympathies monarchistes.

En remerciement, il est nommé commandant de l'armée de Sambre-et-Meuse, puis de l'armée du Rhin. Il se fait élire député de la Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents où il siège à gauche. Jacobin, il manifeste son hostilité au coup d'État du 18 brumaire mais finit cependant par se rallier à Bonaparte qui lui confie le commandement de l'armée française en Batavie et le fait maréchal d'Empire, le 19 mai 1804.

Guerres napoléoniennes

Commandant du VIIe corps de la Grande Armée l'année suivante, il est affecté en Autriche et en Allemagne mais ne participe pas à Austerlitz. En 1806, il participe à la campagne d'Allemagne, il se distingue le 14 octobre 1806 à Iéna, où il bat les Saxons et écrase le corps de Rüchel venu au secours de l’armée prussienne, puis à Golymin. Au début de l'année 1807, il tombe malade et doit se faire attacher sur son cheval lors de la bataille d'Eylau (8 février 1807). Alors qu’il doit attaquer le centre russe, son corps d’armée se perd dans une tempête de neige. Les soldats français sont décimés par les canons ennemis. Blessé au bras, Augereau rentre en France. Le 19 mars 1808, il reçoit le titre de duc de Castiglione.

Il sert ensuite en Espagne où il fait preuve de cruauté. Ses premières victoires à la tête de l’armée de Catalogne sont bientôt suivies de défaites. L’Empereur renvoie Augereau dans ses terres mais le rappelle pour la campagne de Russie de 1812 où il lui confie le XIe corps de la Grande Armée en Allemagne (corps de réserve). Le maréchal est présent lors de la défaite française à Leipzig, du 16 au 19 octobre 1813. Sa défense acharnée lui regagne la faveur de Napoléon.

En 1814, pendant la campagne de France, Augereau commande le corps d’armée posté à Lyon. Il a pour mission de couper les lignes de communications de l’armée de Bohême mais transige et refuse le combat. Sa conduite est qualifiée de défection par son entourage. Le 16 avril 1814, il lance une proclamation où il enjoint à ses soldats d’adopter la cocarde blanche des Bourbons et dénonce Napoléon comme un tyran. L’Empereur biffe son nom de la liste des maréchaux lors des Cent-Jours et le qualifie de « traître à la France », quand Augereau vient lui proposer ses services.

Louis XVIII revenu sur le trône l’écarte également. Augereau se retire dans ses propriétés, où il meurt peu après d’une maladie de poitrine, sans laisser d’enfants.

 Texte tiré de l'encyclopédie libre Wikipédia
© Copyright auteur(s) de Wikipédia Source : Augereau

Cet article est sous licence GFDL

 

Dernière mise à jour : ( 25-05-2006 )
 
< Précédent   Suivant >