Bon Adrien Jannot dit de Moncey né, selon les sources, à Palise ou Moncey dans le Doubs, en 1754, mort à Paris le 20 avril 1842), maréchal de France.
Le nom Moncey vient d´un hameau que la famille acheta en 1789 au marquis de Cheylard. Au sein de la Grande Armée, le Maréchal Moncey a reçu le surnom de Fabius.
Son père est un avocat. Contrariant la famille, dès l´âge de 15 ans, il s´enfuit plusieurs fois du collège pour s´engager dans l´armée. En 1791, à 37 ans, il est élu capitaine d´un bataillon de volontaires. Le 18 février 1794 il est nommé général de l´armée des Pyrénées-Occidentales. Six mois après, malgré ses propres réticences, il est nommé commandant en chef et remporte une série de victoires, repoussant les Espagnols derrière l´Ebre et prenant Bilbao le 19 juillet 1795.
Accusé de royalisme, il est réformé le 26 octobre 1797. En 1801, il est nommé inspecteur général de la gendarmerie par le Premier Consul et devient ainsi l´égal du ministre de la Police. Il conserve ce poste durant 6 ans.
En 1804, il est nommé maréchal de France.
Commandant en chef de l´armée destinée à envahir l´Espagne, il y remporte quelques victoires et est créé duc de Conegliano le 25 juillet 1808. De 1809 à 1813, il commande diverses armées de réserve. Comme major-général de la garde parisienne, il défend la barrière de Clichy contre les Russes. Il est nommé pair de France par Louis XVIII à la Première Restauration puis par Napoléon aux Cent-Jours.
Désigné pour présider le Conseil de Guerre chargé de juger Ney, il refuse et est déchu de ses titres et est exilé à Ham. Le 3 juillet 1816, il est réintégré, par Louis XVIII, dans ses grades et dignités avec rappel sur le traitement. En 1823, il sert à nouveau en Espagne. Après la mort de Jourdan, il devient gouverneur des Invalides et il y accueille les cendres de Napoléon. Déjà gravement malade avant l'arrivée du cercueil, il aurait déclaré à son médecin : "docteur, faites-moi vivre encore un peu, je veux recevoir l'Empereur". Lors de la cérémonie, il se fait transporter en fauteuil jusqu'au cercueil, embrasse la poignée de l'épée de Napoléon et déclare : "à présent rentrons mourir".
C´est Soult qui prononce son discours funèbre en avril 1842. Ce doyen des maréchaux n´est cité qu´une fois dans le Mémorial : "Moncey était un honnête homme".