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Catherine-Dominique de Pérignon
Catherine-Dominique marquis de Pérignon, 31 mai 1754 (Grenade-sur-Garonne) – 25 décembre 1818 (Paris), Maréchal d'Empire (1804).
D’une famille aisée établie dans le languedoc (Grenade sur Garonne) depuis le XVI° siécles et dont une branche a été anoblie par le Capitoulat de la ville de Toulouse au XVIIIe siècle, de Pérignon entreprend après de bonnes études une carrière militaire. Il obtient un brevet de sous-lieutenant au corps des grenadiers royaux en Guyenne. En 1780, il est aide de camp du comte de Preissac.La réforme de Ségur laissant peu de possibilité d'avancement aux roturiers et à la petite noblesse, il démissionne de ses fonctions et retourne sur ses terres. Il accueillera les évenements de 1789 avec bienveillance et en épouse les idées.
Il est élu député à l'Assemblée législative en 1791. Il siège à droite, est membre du comité militaire, mais démissionne pour devenir lieutenant-colonel d'infanterie dans l'armée des Pyrénées-Orientales.
Il se fait remarquer au combat de Truillas par les représentants du peuple, et passe en 1793 colonel puis obtient le titre de général de brigade en septembre. Général de division deux mois plus tard, il remporte de nombreux succès, prend le camp du Boulogne (1 mai 1794), est vainqueur à La Junquera (7 juin) et se distingue à la Montagne Noire (17-20 novembre 1794) contre les Espagnols. Il remplace Dugommier tué à la tête de l'armée en novembre 1794, prend Figuières mais essuie un revers à Bascara, le 6 mai 1795.
Élu par la Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents, il est nommé ambassadeur en Espagne, avec la mission de conclure une alliance offensive-défensive. Ce sera le traité de San-Idelfonse, en août 1796. Le Directoire le rappelle en 1797, suite à une liaison qu'il a eue avec une espionne royaliste, il est placé au traitement de réforme. Remis en activité en 1799, il se voit confier le commandement des troupes de Ligurie.
Il est grièvement blessé à Novi et fait prisonnier (15 août 1799),. Rentré en France à la fin de 1800, Bonaparte le fait nommer au Sénat (1801), Vice-président de cette assemblée. Il s'y montre très actif en faveur du Consulat à vie et de la promulgation de l'Empire. Dès lors, Napoléon le comble d'honneurs : Maréchal d'Empire (1804), Grand Aigle de la Légion d'honneur (1805), gouverneur de Parme et de Plaisance (1806), comte de l’Empire (1808). Déja agé lors de sa nomination, la carrière militaire de Perignon est derrière lui lorsqu'il reçoit son baton de maréchal, dès lors le reste de sa carrière est essentiellement devoué à des taches administratives. - Gouverneur des états de Parme et Naples (1806-1814)
Il commande l'armée napolitaine de Murat pendant ses absences. Il se sépare de Murat dès les premiers signes de défection du prince en 1813. Il se ralliera à Louis XVIII qu'après la démission de Napoléon. Louis XVIII° en fait un pair de France. Il reste à l'écart pendant les Cent-Jours et se voit rayé par l'Empereur de la liste des maréchaux. Réintégré à la seconde Restauration, il est nommé Grand-Croix de l'ordre de Saint-Louis, gouverneur militaire de Paris, puis marquis en 1817. Il avait voté la mort lors du procès de Ney et meurt le 25 décembre 1818 à Paris couvert d'honneurs. Le nom de Pérignon figure sur l’arc de triomphe de l’Étoile.
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