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Écrit par Administrator   
27-05-2006

Nicolas Jean-de-Dieu Soult

Nicolas Jean-de-Dieu Soult, 29 mars 1769 à Saint-Arnans-la-Bastide Tarn - 26 novembre 1851, militaire et homme politique français, duc de Dalmatie, Maréchal d'Empire. Il fut, avec Davout, Lannes et Masséna, un des rares maréchaux de Napoléon à être capable de mener efficacement une armée loin de l'empereur.

Premières armes

Assez bien éduqué, car promis à une carriére de juriste, il est néamoins obligé de s'engager comme soldat dans l'infanterie en 1785, en devenant orphelin de père pendant sa jeunesse. Après six ans de service il est sergent et devient instructeur pour le premier bataillon de volontaires du Bas-Rhin.

En l’an II (1794) il est chef de brigade. Après la bataille de Fleurus où il se distingue par son sang-froid il est promu général de brigade par les représentants de la nation.

Pendant les cinq années suivantes, il est constamment employé en Allemagne sous les ordres de Jourdan, Moreau, Kléber et Lefebvre. En l’an VII (1799) il reçoit le grade de général de division et l’ordre d’aller en Suisse. C’est à cette époque qu’il bâtit les fondations de sa réputation militaire lors de la campagne de Masséna et en particulier la bataille de Zurich. Il accompagne Masséna au siège de Gênes, où il est blessé et fait prisonnier.

Maréchal d'Empire

La victoire de Marengo lui rend la liberté. Il reçoit alors le commandement de la partie sud du royaume de Naples, et en l’an X (1802) il est nommé comme l’un des quatre généraux chargés de la garde consulaire bien qu’ayant servi sous Moreau il n'aime pas Napoléon mais il a la sagesse de montrer son allégeance au pouvoir. En conséquence il est en l’an XI (août 1803) promu commandant en chef du camp de Boulogne, et en mai 1804 l’un des premiers maréchaux de France. Il commande un corps dans l’avance sur Ulm, et à bataille d'Austerlitz  il mene l’attaque décisive sur le centre allié.

Il joue une grande part dans toutes les batailles fameuses de la Grande Armée, excepté à Friedland (jour où il forçe son passage à Königsberg), et après la conclusion de la paix de Tilsit, il retourne en France et est instauré (1808) duc de Dalmatie. L’année suivante il est nommé au commandement du IIe corps avec lequel Napoléon veut conquérir l'Espagne. Après la victoire de Gamona, l’empereur lui ordonne de poursuivre le général Moore qu’il intercepte à La Corogne.

Guerre de la péninsule ibérique

Les quatre années suivantes, Soult reste en Espagne et son histoire se confond avec celle de la guerre dans la péninsule. En 1809 après la défaite de Moore, il envahit le Portugal et prend Porto. Mais préférant s’occuper de consolider le pouvoir politique de ses conquêtes dans l'intêret de la France et espére-t-il des siens, en tant que candidat au trône, il néglige d’avancer sur Lisbonne et il est délogé de Porto par Arthur Wellesley, et contraint à une retraite pénible et désastreuse par les montagnes. Après la Bataille de Talavera (1809) il est fait chef d’état-major pour les troupes françaises en Espagne, avec des pouvoirs étendus, et le 19 novembre 1809, il obtint une grande victoire à Ocafia.

En 1810 il envahit l'Andalousie avec l'armée d’Andalousie, qu'il occupe rapidement à l'exception de Cadix. En 1811, il marche au nord en Estrémadure, et prend Badajoz, et par la suite quand l'armée britanno-portugaise l'assiège il se porte à son secours, livrant la fameuse bataille d'Albuera, le 16 mai. En 1812 cependant, après une défaite décisive à la Bataille de Salamanque, il est obligé d'évacuer l'Andalousie et de quitter l'Espagne à la demande de Joseph Bonaparte, avec lequel, comme les autres maréchaux, il est toujours en désaccord.

En mars 1813, il assume le commandement du IVe corps qui se bat au centre de la bataille de Bautzen mais bientot il est envoyé dans le sud de la France avec des pouvoirs illimités à la tête de l'armée des Pyrénées pour réparer les dommages de la grande défaite de Vittoria. Bien que souvent battu par les vétérans de Wellington, lui qui ne dispose que de conscrits sans expérience, cette campagne est l'un des meilleurs exemple de son génie militaire.

Carrière politique

Après la première abdication de Napoléon, il se déclare royaliste, reçoit l'ordre de Saint-Louis est nommé ministre de la guerre du 3 décembre 1814 au 11 mars 1815. Quand Napoléon revient il fait allégance, est fait pair de France et chef d'état-major à la bataille de Waterloo. Ce qui est certainement son plus mauvais rôle militaire. Il est responsable de la non-venue de Grouchy à Waterloo en n'envoyant pas assez de courriers, comme le fait Berthier. Pour autant, Napoléon commet l'erreur de ne pas écouter ses conseils quant à la qualité de l'infanterie britannique que Napoléon n'a jamais affronté.

À la Seconde Restauration, il est exilé. Pas pour longtemps car dès 1819, il est rappellé, et en 1820, à nouveau fait maréchal. De nouveau royaliste fervent, il est fait pair en 1827. Après la Révolution de juillet 1830 il se rallie à Louis Philippe, qui fait revivre pour lui le titre de Maréchal général des camps et armées du roi et le prend comme Ministre de la Guerre (1830 à 1834), et à trois reprises, comme chef du gouvernement :

  • Du 11 octobre 1832 au 18 juillet 1834
  • Du 12 mai 1839 au 1er mars 1840
  • Du 29 octobre 1840 au 19 septembre 1847


En 1848 il devient républicain mais meurt peu après dans son château de Soultberg, près de son lieu de naissance.

Texte tiré de l'encyclopédie libre Wikipédia
© Copyright auteur(s) de Wikipédia Source : Soult

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Dernière mise à jour : ( 27-05-2006 )
 
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