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MARECHAL PERRIN DIT VICTOR Version imprimable Suggérer par mail
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Écrit par Administrator   
27-05-2006

Claude Victor-Perrin

Claude-Victor Perrin, dit Victor, né à Lamarche (Vosges) le 7 décembre 1764 et mort à Paris le 1er mars 1841), est un maréchal d'Empire (1807), nommé duc de Bellune en 1808.

Biographie

Débuts militaires

À dix-sept ans, Victor Perrin est tambour dans un régiment d’artillerie de Grenoble. Il quitte l’armée en 1791 et se fixe à Valence, où il se marie et devient épicier.

Carrière sous la Révolution

La déclaration de la patrie en danger (1792) le conduit aux frontières avec le troisième bataillon de la Drôme. Il s’élève en peu de temps au grade de chef de bataillon. Victor fait ses premières armes sous les ordres du général Anselme, dans le comté de Nice et au combat de Coaraze, culbutant avec son seul bataillon un corps de 3 000 Piémontais.

Il participe ensuite au siège de Toulon où il rencontre Bonaparte, il est nommé provisoirement, le 2 octobre, au grade d'adjudant-général. Le 1er décembre il se distingue lors de la prise du fort du Mont-Faron. Peu de jours après, il est blessé grièvement au ventre en conquérant la redoute britannique du Petit Gibraltar (17 décembre), ce qui lui vaut d'être promu général de brigade par les représentants en mission, le 20 décembre 1793.

Général de la Révolution

Envoyé à l'armée des Pyrénées-Orientales sous les ordres de Pérignon, il s'illustre à la montagne Noire et rejoint l'armée d'Italie en 1796 sous les ordres de Masséna puis d'Augereau. Il est remarqué par Bonaparte qui apprécie son audace et le nomme général de division, le 18 janvier 1797. Après un court intermède en France, il est renvoyé en Italie, blessé à la Trebbia en 1799, et s'illustre lors de la deuxième campagne de Bonaparte à Marengo (14 juin) où il reçoit un sabre d'honneur.

Victor est nommé capitaine général en Louisiane (1803) mais ne part pas du fait de la perte de Saint-Domingue et des menaces de reprise des hostilités par les Britanniques. Il est affecté à l’armée de Batavie en 1804, Grand Aigle de la Légion d'honneur en 1805, nommé ministre plénipotentiaire au Danemark la même année, puis rejoint la Grande Armée comme chef d'état-major du Ve corps de Lannes en octobre 1806.

Le 10 octobre, il est à Saalfeld, puis le 14, à Iéna, où il est blessé d'un biscaïen à la cuisse. Le 25 octobre, Victor signe la capitulation de la forteresse de Spandau lors de la poursuite de l'armée prussienne. Le 26 décembre, il est à Pultusk. Puis, le 4 janvier 1807, il reçoit le commandement de la division polonaise de Dombrowski, ainsi que le commandement du Xe corps, nouvellement formé. Il est capturé par 25 chasseurs prussiens commandés par Schill en se rendant à Stettin, le 20 janvier 1807 ; il est échangé contre Blücher, le 8 mars 1807.

Le 6 juin, Victor remplace Bernadotte, blessé dans une escarmouche, à la tête du Ier corps d'armée. 8 jours plus tard, le 14 juin 1807, il est à Friedland, où il dirige victorieusement la charge contre le centre des Russes. Il est fait maréchal d'Empire le 13 juillet 1807.

Gouverneur de la Prusse et de Berlin le 9 août 1807, il devient duc de Bellune en septembre 1808, au moment où il part pour l'Espagne.

Campagne d'Espagne

Il est vainqueur de Blake à Espinosa les 10 et 11 novembre 1808, mais manœuvre mal à Somosierra (30 novembre). Napoléon reparti, il reste avec Joseph. Il est vainqueur à Uclès, (13 janvier 1809), Medellin, (29 mars), Alcabon (26 juillet), mais il est repoussé à Talavera (27 et 28 juillet). À partir de janvier 1810, il prend part à la conquête de l'Andalousie, entrant à Cordoue le 27 janvier. Il met le siège devant Cadix, est victorieux à Chiclana et demande à rentrer en France en 1812.

Les campagnes de la fin de l'Empire

Lors de la campagne de Russie, Victor est à la tête du neuvième corps de la Grande Armée. Le 14 novembre 1812, il est vainqueur à Smoliany. Puis vient le moment de gloire, la défense, à la tête de l'arrière garde. Il s’illustre en assurant le passage de la Bérézina et le sauvetage de ce qui reste de la Grande Armée, en retenant avec quelques milliers d’hommes, les armées russes à un contre cinq.

Lors de la campagne d’Allemagne, il est chargé de défendre la ligne de l'Elbe. Le 27 août, il est à Dresde, mettant en déroute l'aile gauche des Alliés, et permettant à Murat de faire de nombreux prisonniers autrichiens. À Wachau, le 16 octobre, il commande l'aile gauche française, poste qu'il occupe également, le 18 octobre, à Probstheyda, durant la bataille de Leipzig. Le 30 octobre, enfin, il est à Hanau, où l'armée française se défait de son ancien allié le bavarois de Wrede.

Le territoire français est de nouveau envahi. D'abord chargé de défendre le Haut-Rhin à Strasbourg, Victor doit se replier sur Saint-Dizier, au mois de janvier 1814. Il est de toutes les batailles de la campagne de France, mais se voit reprocher par l'Empereur son arrivée tardive à Montereau le 18 février 1814 et est remplacé par Gérard. Pardonné par l’Empereur il est mis à la tête de deux divisions de la Garde le 18 février 1814, un projectile lui traverse la jambe à bataille de Craonne.

La Restauration

Comme la plupart des autres maréchaux, il fait allégeance au roi Louis XVIII et lui reste fidèle pendant les Cent-Jours le suivant à Gand. Le 8 juillet 1815, Victor revient à Paris, avec Louis XVIII. Le 8 septembre, il est nommé major-général de la Garde royale, puis, le 17 août, Pair de France. Il vote la mort de Ney au procès de son ancien compagnon d'armes. Il est également nommé, le 12 octobre 1815, président de la commission chargée d'examiner les services des officiers ayant servi Napoléon durant les Cent-Jours puis ministre de la Guerre, (14 décembre 1821-19 octobre 1823). Il reste légitimiste jusqu’en 1830, où il s’oppose à Louis Philippe. Miné par ses blessures, il s’éteint en 1841, trois mois après le retour des cendres de l'Empereur.

Son nom figure sur l’Arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

Brave et intrépide, il n’était pas un grand stratège et devait beaucoup de sa carrière à l’amitié que lui portait Napoléon depuis le siège de Toulon.

Texte tiré de l'encyclopédie libre Wikipédia
© Copyright auteur(s) de Wikipédia Source : Perrin dit Victor

Cet article est sous licence GFDL

Dernière mise à jour : ( 27-05-2006 )
 
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