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Écrit par Administrator   
27-05-2006

Auguste Frédéric

Louis Viesse de Marmont


Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, duc de Raguse, né le 20 juillet 1774 à Châtillon-sur-Seine et mort le 22 mars 1852 à Venise fut Maréchal d'Empire (1809).

Fils d'un officier membre de la petite noblesse, il adopte les principes de la Révolution française. Il apprend les mathématiques à Dijon avant d'entrer à l'école d'artillerie où il rencontre Napoléon Bonaparte et avec lequel il collabore à Toulon.

La connaissance se transforme en intimité ; Marmont devint l'aide-de-camp du général Bonaparte, reste avec lui pendant sa disgrâce et l'accompagne en Italie et en Égypte, gagnant la promotion comme général de brigade. En 1799 il retourne en Europe avec son chef ; il est présent lors du coup d'État du 18 Brumaire, organise l'artillerie pour l'expédition en Italie, qu'il commande avec efficacité à la bataille de Marengo. Pour cela il est fait général de division. En 1801 il est inspecteur-général de l'artillerie et en 1804 grand officier de la légion d'honneur, mais est très désappointé de ne pas figurer sur la liste des officiers qui sont fait maréchaux.

En 1805 il reçoit le commandement d'un corps, dont il fait un bon usage à la bataille d'Ulm. On lui demande de prendre possession de la Dalmatie avec son armée et il occupa Raguse. Pour les cinq années suivantes il est gouverneur civil et militaire de la Dalmatie, et les traces de son régime bienfaisant survivent à la fois dans de grands travaux publics et dans la mémoire de la population. En 1808 il est fait duc de Raguse, et en 1809 étant requis par Napoléon de prendre part dans la guerre d'Autriche il marche sur Vienne et participe aux dernières opérations de la campagne. Napoléon le fait alors maréchal et gouverneur général de toutes les provinces d'Illyrie.

En juillet 1810 Marmont succède en hâte à Masséna dans le commandement de l'armée française dans le nord de l'Espagne. L'habileté avec laquelle il fait manœuvrer son armée pendant cette année là est reconnue. Son secours à Ciudad Rodrigo à l'automne de 1811 malgré la présence d'une armée britannique est un exploit, et le positionnement avant la bataille de Salamanque est la meilleure possible. Mais Wellington conquit sa position pendant la bataille et inflige une sévère défaite aux Français, Marmont lui-même étant gravement blessé au bras et au coté droit.

Il se retire en France pour récupérer, et il est à peine remis quand en avril 1813 Napoléon, oubliant son ressentiment pour la défaite, lui donne le commandement d'un corps. Il sert dans les batailles de Lützen, Bautzen et Dresde en Allemagne, et pendant la campagne de 1814 jusqu'à la dernière bataille avant Paris, de laquelle il retire ses forces de la position sur les hauteurs de l'Essonne. Il avait là 20.000 hommes disponibles et était le pivot de toutes les pensées. Napoléon dit du camp de l'Essonne, « C'est là que viendront s'adresser toutes les intrigues, toutes les trahisons; aussi y ai-je placé Marmont, mon enfant élevé sous ma tente ». Marmont prit alors sur lui un rôle politique qui, sans doute justement, a été stigmatisé comme celui d'un ingrat et d'un traître. Une convention secrète fut conclue, et le corps de Marmont se rendit à l'ennemi. Napoléon, qui espérait toujours léguer la couronne à son fils, était prostré, et dit avec une tristesse plus profonde que violente ces mots : « Marmont me porte le dernier coup ». De son titre, on forma d'ailleurs le mot « ragusade » pour signifier trahison.

Cette action ne fut jamais oubliée par ses concitoyens. Au moment de la Restauration de la maison des Bourbons il est fait pair de France et major-général de la garde royale, et en 1820 chevalier du Saint-Esprit et grand officier de l'ordre de Saint-Louis ; mais on ne lui faisait pas confiance. Il est en service en juillet 1830 et on lui ordonne de réprimer toute opposition aux ordonnances. Lui-même opposé à la politique de la cour il essaye néanmois de faire son devoir jusqu'à ce qu'il devienne évident que ses troupes ne suffisent pas à la tâche. Alors le duc d'Angoulême ordonne son arrestation en disant : « Allez vous nous trahir comme vous l'avez fait avec lui ? » Marmont ne trahit pas ; il accompagna le roi en exil et abandonna son maréchalat. Son désir de retourner en France ne fut jamais autorisé et il erra en Europe centrale et de l'est, pour finalement s'installer à Vienne, où il est reçu par le gouvernement et étrangement fait tuteur du duc de Reichstadt, le jeune homme qui était Napoléon II.

Livres

La plus grande partie de ses dernières années furent consacrées à la rédaction de ses Mémoires, qui sont de grande valeur pour l'histoire militaire de son époque, bien qu'elles doivent être lues comme une défense personnelle et non objective. Elles montrent Marmont comme un homme aigri qui estimait ses services comme insuffisamment récompensés et surtout un homme qui s'aimait trop plutôt qu'un ami véritable ou un fidèle serviteur. Sa stratégie tendait en vérité à être de la virtuosité pure, et ses tactiques, bien que claires, apparaissent frigides et anciennes en contraste avec celles des meneurs instinctifs, les généraux combattants comme Lannes et Davout, que les théoriciens méprisent.

Il écrivit aussi Voyage en Hongrie, etc. (4 vols., 1837); Voyage en Sicile (1838); Esprit des institutions militaires (1845); Cesar; Xenophon; et Mémoires (8 vols., publiés après sa mort 1856).

 Texte tiré de l'encyclopédie libre Wikipédia
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Dernière mise à jour : ( 27-05-2006 )
 
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