Aladdin est un film d'animation réalisé par John Musker et Ron Clements pour la Walt Disney Company en 1992.
Synopsis
Une légende dit qu'une lampe contenant un génie serait enfermée dans une caverne, et que seul un humain au cœur pur pourrait y accéder. Jafar, le grand vizir, la veut absolument et envoie Aladdin, un voleur, la chercher avec l'intention de le laisser au fond de la caverne une fois qu'il aurait la lampe. Seulement Abu, le petit singe d'Aladdin, réussit à lui dérober. Il découvre alors le génie de la lampe, qui lui accorde trois vœux. Aladdin se transforme en prince pour pouvoir séduire Jasmine, la fille du sultan...
Fiche technique
Titre : Aladdin Réalisation : John Musker et Ron Clements Date de sortie (en France) : 10 novembre 1993 Date de sortie (aux États-Unis) : 25 novembre 1992 Film produit par Walt Disney Pictures Format : tourné en 35 mm (couleurs, son Dolby SR) Genre : Film d'animation Durée : 90 minutes Récompenses :
Oscar de la meilleure bande originale en 1992
Grammy Award pour A Whole New World (Ce rêve bleu) en 1993
Golden Globe de la meilleure bande son en 1993
Golden Globe de la meilleure chanson originale pour A Whole New World (Ce rêve bleu) en 1993
Distribution des voix
Version originale
Aladdin : Scott Weinger (chant : Brad Kane) Abu : Frank Welker Jasmine : Linda Larkin (chant : Lea Salonga) Sultant : Douglas Seale Rajah : Russi Taylor Genie : Robin Williams Jafar : Jonathan Freeman Iago : Gilbert Gottfried Razoul : Jim Cummings
Version française
Aladdin : Paolo Domingo (chant : Daniel Lévi) Genie : Richard Darbois Jasmine : Magalie Barney Jafar : Féodor Atkine Iago : Éric Métayer
Robin Williams
Robin Williams interprète la voix du Génie (et celle du narrateur) dans Aladdin : c'est la première fois qu'un grand film d'animation américain inclut une star dans sa distribution en tant qu'élément de sa promotion. Le phénomène devint par la suite plus important, avec par exemple Shrek ou Toy Story.
Robin Williams a tellement improvisé qu'il y a eut plus de 16 heures d'enregistrement (alors que le film ne dure qu'une heure et demi), mais il a en fait été payé au plus bas salaire possible pour un acteur studio, sous la condition que sa voix ne soit pas utilisée pour du merchandising et que le Génie prenne moins de 25% de la place sur les affiches et dans les bande-annonces.
Ces règles n'ayant pas été respectées, Robin Williams s'est brouillé avec la compagnie. Il n'apparaît donc pas dans Le Retour de Jafar (la première suite) et dans la série télé (Aladdin), où il est remplacé par Dan Castellaneta.
Pour se faire pardonner, Michael Eisner, président de Disney, a même offert un toile originale de Picasso, mais Robin Williams a refusé le cadeau.
Ce n'est qu'après le départ de Jeffrey Katzenberg, un des producteurs d'Aladdin, que des excuses publiques et des promesses amenèrent Robbin Williams à revenir. Les enregistrements déjà réalisés par Dan Castellaneta pour Aladdin et le roi des voleurs furent entièrement supprimés pour permettre à Robbin Williams d'y participer.
Inspirations
L'apparence d'Aladdin fut basée successivement sur Michael J. Fox et Tom Cruise. L'apparence de Jasmine a été inspiré de Jennifer Connelly, mais aussi de la sœur de son animateur, Mark Henn. Jafar est basé sur Malefice de La Belle au bois dormant : ils ont tout deux une canne magique, un oiseau de compagnie, ils se transforment en gigantesques animaux (un serpent pour Jafar, un dragon pour Malefice). L'intrigue est similaire au Voleur de Bagdad (film muet de 1924, qui connut une seconde version en 1940). Les noms de Abu et Jafar en sont tirés.
Anecdote
Dans la version originale d'Aladdin, une partie de Arabian Nights (Nuits d'Arabie) a été censuré. Ainsi, les vers suivants « Where they'll cut off your ear if they don't like your face/It's barbaric, but, hey, it's home. » ("Là où ils te coupent les oreilles s’ils n'aiment pas ton visage/C'est barbare, mais, eh, c'est chez moi.") furent changés à partir de juillet 1993 en « Where it's flat and immense and the heat is intense/It's barbaric, but, hey, it's home. » ("Là où c'est plat et immense et où la chaleur est intense/C'est barbare, mais, eh, c'est chez moi.") suite à des protestations de l'ADC (American-Arab Anti-Discrimination Committee).
La version française n'a pas souffert de ce problème, elle donne directement : « Moi je viens d'un pays de désert infini \Où les caravanes rêvent et flânent\Où, pendant ton sommeil\Les serpents t'ensorcellent !\C'est bizarre çà ? Mais, eh, c'est chez moi ! »
Clins d'œil
Comme la plupart des films Disney, Aladdin fait référence à d'autres créations de la compagnie :
La tête du Génie se transforme briévement en celle de Pinocchio
Le Génie sort Sebastian (de La Petite Sirène) d'un livre de cuisine (et les premières notes de Sous l'océan sont jouées)
Le Génie met un "chapeau" de Dingo avant de partir en vacances. Ce chapeau est en réalité une casquette avec les oreilles pendantes, les deux dents de devant au bord sous la visière et le nez dessus. Le reste du visage est représenté sur le dessus de la casquette. Cet article était à l'époque en vente dans les parcs Disney principalement à Walt Disney World, d'où la chemise de type hawaïenne que porte le Génie. C'est un gag ajouté par l'animateur en charge de la scène basé en Floride et qui a été conservé par sa direction. Dans la série télévisée et certains dessins de l'époque la valise du Génie comportait même des tampons de tous les parcs Disney comme il se faisait au début du XXe siècle dans les bateaux.
Quand le sultan empile ses petites figurines on peut voir la Bête
Le Génie imite également des célébrités :
Quand il perd aux échecs contre le Tapis Volant, il imite Rodney Dangerfield Quand il incite Aladdin à dire la vérité, il fait une imitation de Jack Nicholson Dans l'un de ses nombreux sketchs, il se lance également dans une imitation de Groucho Marx, reconnaissable à son cigare et ses fameux sourcils. Quand il annonce les trois règles pour faire des voeux, il imite George Plimpton. Quand Aladdin amène Jasmine sur le tapis volant, on voit le Sphinx de Gizeh égyptien, Athènes et la Chine. Lorsqu'Aladdin pousse deux hommes dans la foule, ces deux hommes sont des caricatures de John Musker et Ron Clements, les réalisateurs.
Suites
Aladdin a fait l'objet de plusieurs suites, sorties exclusivement en VHS :
Le Retour de Jafar (1994)
Aladdin et le roi des voleurs (1996)
Aladdin a également inspiré une série télé, Aladdin et des comics.